Suis-je capable d’aimer inconditionnellement?

Souvent dans l’amour ce que nous recherchons en tant qu’être humain, c’est la fusion, c’est le sentiment amoureux. Mais pourtant cet état est un état de dépendance, d’où l’expression : « la maladie d’amour ».

J’ai expérimenté à plusieurs reprises cet état et j’ai pu remarquer que vraiment l’autre n’a rien à voir là-dedans, l’enjeu, c’est moi et toutes les attentes que je mets dans la relation. C’est un peu comme si tout à coup ma vie prenait un autre sens en compagnie de l’autre et que cette fusion m’apporte tellement de plaisir, que lorsque l’être aimé part, je me retrouve face à moi-même, face à mon vide intérieur et à mon incapacité à être heureux(se) seul(e) et qu’en fait je veux retrouver cet état encore et encore….

Sauf qu’en général cet état finit par s’apaiser quand tous les fantasmes émis sur la personne s’en vont, quand on se met à voir la personne comme elle est et non pas ce que l’on projette sur elle.

C’est quand cet état amoureux s’en va que enfin la vraie relation peut commencer, car il va falloir apprendre à composer avec deux personnalités différentes et avec des besoins différents.

Que l’on soit homme ou femme c’est la relation que nous avons eu avec notre mère va déterminer, la relation que nous allons développer avec notre conjoint.

La plupart du temps les premières relations sont basées sur des névroses car nous cherchons chez l’autre ce que l’on n’a pas reçu de la relation maternelle.

J’ai vécu 20 ans avec un homme et j’ai vécu aussi cette fusion avec lui pendant de nombreuses années, je me sentais bien surtout en sa présence et comme il travaillait beaucoup je passais mon temps à l’attendre : j’avais un rêve de fusion, d’amitié profonde, de voyage, de complicité avec cet homme, mais nous n’avions aucunes passions sur laquelle nous retrouver, mais nous avions la même névrose, la même attente du couple, nous avions fait rapidement des enfants. Mon but est donc devenu la famille, les enfants, mon mari. Le sien : subvenir aux besoins de la famille en travaillant beaucoup avec papa et maman dans la même entreprise.

J’ai donc été très rapidement frustré puisque cette personne n’avait jamais un temps pour moi, j’ai attendu longtemps, longtemps….. (Les horaires d’un traiteur sont longues!!) .

L’été, je le passais seule avec mes enfants, mes week-ends aussi, et mes soirées aussi.

Cela a duré au moins huit ans avant que je ne réagisse!

J’avais donné mon pouvoir à l’autre, j’affirmais que je ne croyais pas en dieu mais en mon mari, pour ne pas dire que je n’avais pas du tout confiance en moi et préférais donner mon pouvoir à cet homme, mais à l’époque je n’étais pas consciente de cela, et de toute façon je n’avais pas assez de ressources pour faire autrement.

Lorsque l’on donne son pouvoir à quelqu’un, bien sûr, il s’en sert! Il se sentait de plus en plus fort, et moi, de plus en plus faible…

Au fur et à mesure, la relation s’est transformée en relation de pouvoir et de domination, j’étais toujours à vide de présence et lui à vide de reconnaissance par le travail et de contrôle, j’ai commencé à devenir triste et à perdre ma joie. Lui aussi d’ailleurs car il est devenu un robot qui ne sentait rien, de plus en plus rigide et froid.

Enfin bref je ne trouvais pas ma place…. Toutes ces années pour comprendre qu’il fallait que je trouve ma vraie voie! Que je découvre ma puissance de femme, que je reprenne les rennes de ma vie :

Il m’a fallu 8 années de longues transformations pour être capable de terminer la relation d’un commun accord et affronter mes pires peurs : être seule.

Suite à un travail actif en conscience, j’ai appris à découvrir qui je suis, à détecter les jeux de pouvoirs et à me positionner.

Aujourd’hui je m’aperçois qu’il est important d’apprendre à être d’abord heureux(se) seul(e) pour ne pas construire une relation à partir d’un manque et ne pas reproduire ce genre de relation ou l’un des deux s’oublie au détriment de l’autre. Pour qu’un couple soit épanoui il est important que les deux se réservent un espace personnel et ne mise pas tout sur la relation, chacun doit  garder ses amies, ses espaces à lui ou à elle. Cela implique d’accepter que l’autre peut être heureux sans nous et avec nous, cela implique que si il y a des désaccords entre nous, cela n’est pas un problème car nous sommes différents et convenons de nos différences. Nous sommes complémentaires.

Dans une relation, l’autre est toujours un miroir de nous- même; (Par exemple : je me sentais abandonnée par l’autre dans la relation puisqu’il mettait 99% de son temps à travailler, mais lui aussi se sentait seul dans ce qu’il créait, puisque je m’investissais plus pour la famille et ne me sentais pas impliquée dans ses choix. L’un comme l’autre nous vivions la blessure d’abandon chacun de son côté).

Une relation doit pouvoir nous permettre de grandir, d’évoluer et surtout d’être plus heureux(se), si ce n’est pas le cas, c’est qu’il y a des choses à régler !

La relation doit permettre d’être plus conscient(e) et de s’apercevoir si je suis dans l’amour conditionnel ou inconditionnel, si j’ai des attentes ou pas envers l’autre. C’est donc un beau moyen d’apprendre à aimer inconditionnellement. Il s’agit d’un sacré challenge, celui d’une vie entière….

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