Comment faire pour pardonner et oublier ?

Pourquoi le pardon est plus facile à dire qu’à faire ?

et pourquoi c’est une démarche qui demande du temps?

Par exemple, votre ex  partenaire ou votre conjoint vous a trompé,

est-ce que ça vous ai déjà arrivé de vous dire « je vais lui pardonner », « je vais passer au dessus », « je vais faire comme si il ne s’était rien passé », « je vais passer l’éponge »?

Et puis à la moindre évocation de l’évènement la colère peut ressurgir.

Et puis des fois on croit que c’est fait, qu’on a pardonné et puis en fait pas complètement ou pas du tout et on s’en rend compte en présence de la personne, il  y a comme un nœud qui vient se former au niveau du plexus solaire.

Et puis ça peut être encore plus subtil :

Je me souviens d’une fois où j’avais demandé à mon ex mari avec qui j’avais encore des liens et des contacts réguliers, je croyais être en paix avec lui, je lui avais demandé d’animer une conférence sur le couple avec moi, je pensais à ce moment que cela pourrait être génial de partager notre expérience à tous les deux sur le couple, vu qu’on avait 20 ans de vie ensemble, que nous avions expérimenté les jeux de pouvoir et qu’on semblait tous les deux avoir évolués en matière de communication, et bien quand il se mit à me lister les attitudes que devait avoir un homme avec sa femme, il décrivait tout ce qu’il n’avait pas réussi à faire avec moi , cela me mis dans une colère fulgurante, je me rendis compte à ce moment, que j’avais encore de la rancœur, que j’étais loin d’être en paix avec lui et que je lui en voulais de ne pas avoir réussi ça avec moi.

 

Le pardon n’était pas fait, parce qu’il y avait encore toute cette déception et cette tristesse qui n’avait pas été visité complètement.

Ça prend du temps de panser une blessure du cœur. Et souvent on devra revisiter plusieurs fois les même émotions, et plus il y a eu souffrance et attachement et plus c’est long.

 

Pour moi il n’y a pas de pardon si il n’y a pas un accueil de la partie de nous qui a souffert, tout être qui veut pardonner et qui oublie cette phase va juste forcer l’ouverture son cœur avec un pied de biche, et cela consisterait à un viol du cœur. Et combien d’entre nous agissons comme cela avec nous même, on minimise nos blessures et souffrances, et en se forçant on se fait du mal à soi même.

Une personne qui venait me voir me racontait qu’elle culpabilisait toujours avec son mari parce qu elle n’arrivait pas à être dans l’amour avec lui, du coup elle s’en voulait, elle avait des moments où elle n’arrivait plus à ressentir l’amour pour lui, du coup elle se mettait à penser à une ancienne relation qui avait été très passionnelle, elle se disait qu’elle n’était peut être pas au bon endroit, qu’elle n’avait pas fait le bon choix,  elle se disait qu’elle devait se pardonner  à elle-même mais n’y arrivait pas.

Qu’est ce qu’il se passait au fond d‘elle ?

En fait elle avait le cœur fermé et elle voulait s’obliger à l’ouvrir donc avec sa volonté, avec sa tête, son mental.

C’est un peu comme pour la sexualité, imaginez vous êtes une femme vous n’avez pas envie de faire l’amour, votre sexe est fermé et vous vous dites, il faut que je fasse l’amour avec lui parce que sinon je ne serai pas une bonne épouse, ou bonne compagne ou sinon il va me quitter.

Quand vous faites cela, vous vous forcez.

Il faudra des préliminaires pour vous ouvrir, avec de la douceur et de la présence, de la patience, l’envie et le désir pourra revenir.

Pour le cœur c’est pareil si vous essayer d’ouvrir votre cœur parce « qu’il faut », et bien ça équivaut à violer son coeur.

La première étape fondamentale :

Reconnaitre qu’il y a une partie  de nous qui souffre : (Une sous personnalité car il existe en nous plusieurs facettes (l’enfant en nous, la femme, l’homme, la mère, le père, la fille, le fils etc..))  La partie a besoin de cette reconnaissance, en observant cette partie on la reconnait.

La deuxième étape consiste à se donner le droit d’être fermé, de ne pas être capable, en gros c’est être capable de s’observer là dedans sans se juger. La partie se sens accueillie.

La troisième étape consiste à ressentir cette souffrance, se laisser traverser par ces sensations, c’est l’étape la plus difficile et c’est ce qui nous oblige à y repasser plusieurs fois car notre égo pour se protéger de la souffrance, nous empêche d’y aller, on va minimiser, ou bien on ne va pas réussir à ressentir pleinement l’émotion car pour se protéger le cerveau va mettre en place comme un système de fusible, on s’est anesthésié, on ne sens pas trop la douleur , on parle aussi des couches d’oignons : on a accès à la blessure profonde que par couche.

 

J’ai remarqué que lorsque l’on est dans un chemin spirituel on peut tomber dans l piège de vouloir être parfait et donc de ne pas s’accepter quand on y arrive pas mais en autorisant cet état c’est là que la magie pourra se faire, et surtout ne pas forcer car après tout nous sommes humain avec nos limites.

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